Greed is good (or not ?)


Une vraie question, pas de réponse triviale : notre sujet du moment, c’est le modèle économique. Lors de notre dernier Workshop, nous avons été très productifs : validation de la techno (après un long débat), recrutement d’un membre supplémentaire dans l’équipe de développement, description de l’architecture fonctionnelle et plein d’autres choses encore. Le point critique où nous sommes restés sur notre faim, c’est le « business design ».  Si nous arrivons correctement à estimer le plan de financement pour avoir un truc qui marche (CAPEX) et nos charges de fonctionnement (OPEX), l’exercice est beaucoup plus difficile sur l’évaluation de nos ressources et le coût d’acquisition de nos clients.

Flash du petit déjeuner de ce matin, voilà une recette qui marche : le modèle Nutella ! Une marque forte, une recette inégalée et des noisettes mythiques qui permettront de toujours faire la différence… Avec des algorithmes et des lignes de code en guise de noisettes, on devrait s’en sortir, non ?!

Workshop #3


Bon, c’est un peu tendu en ce moment… Un petit billet par semaine sur ce blog, 10 000 nouveaux dossiers compliqués à gérer par jour, aucune avancée spectaculaire sur les sujets de fond et, pour finir, quantité de verrous à lever avant validation du business model… Heureusement, on se retrouve à Paris pour un workshop cette fin de semaine. Un run de 24 heures pour mettre à plat toutes nos idées et stresser notre concept. Il va falloir donner le meilleur de soi-même. Je crois qu’on a hâte de créer la boîte, d’avoir des locaux, et d’être dispo à 100% pour ce projet. Et tiens, c’est incroyable ce que ça (re)donne la pêche de voir ça !

L’écosystème du fromager


Belle après-midi ensoleillée, silence total pendant ces longues heures paresseuses de la sieste. J’écris ce billet pour vous parler d’un sujet « méta-philosophique » (!) : pourquoi avons-nous créé ce blog ? Difficile de répondre, tant les raisons sont nombreuses, mais un élément se détache clairement dans mon esprit.

Petite parabole laitière, un excellent fromager et affineur de la région nantaise, Pascal Beillevaire, m’expliquait combien l’équilibre d’une fromagerie était fragile tant elle était dépendante de son écosystème. La fromagerie (le bâtiment) doit développer un « bon écosystème » pour faire un bon fromage. Il est donc très difficile de créer ou de déménager de l’autre côté de la rue une fromagerie, parce que cet équilibre tient dans les murs, dans le sol, dans l’air, et, bien entendu, dans les hommes qui y travaillent. Si la technique joue un rôle indéniable, la véritable valeur d’une fromagerie réside dans l’écosystème qu’elle entretient.

De notre côté, nous devons développer un écosystème dynamique autour de notre projet, c’est-à-dire attirer les meilleurs talents : codeurs, graphistes, ergonomes, architectes techniques, designers, entrepreneurs, journalistes, économistes, chercheurs, financiers…

Je crois que c’est pour cela que ce blog est né.

197 pages pour l’innovation


L’excellentissime guide d’Olivier Ezratty dédié à l’accompagnement des startups en France vient de sortir sa 14ème édition. 197 pages pour tasser, compacter et lisser son projet, c’est un vrai rouleau compresseur. Et c’est gratuit.

Vraiment très précieux, merci Olivier. D’ailleurs, nous serions ravis de vous rencontrer…

Start-up Duplo


Être vivant et le crier tous les matins au saut du lit. Écouter ça. Rire de tout et de rien (surtout de rien). Construire un nouveau truc. Se débattre 20 minutes avec Skype pour réussir à se connecter. Faire les choses avec amour. Manger une tartiflette à 23h pendant une conf’call. Échanger pendant 2 heures pour savoir si on met la brique rouge ou la brique jaune en premier. Faire des entretiens de recrutement dans un hall de gare. Empiler trois briques de plus et prier pour que ça tienne. Apprécier une bière fraîche. Zut, ça tient pas. Démonter et remonter parce qu’on peut mieux faire. Imaginer des scénarios de développement à 4 heures du mat’. Recommencer encore, en gardant le sourire. Se remettre en cause tous les matins. Convaincre sa femme que c’est vraiment une bonne idée. Aller au fond des sujets. S’émerveiller de notre chance. Et toujours jouer comme des enfants.

Voilà pour l’esprit Start-up Duplo !

La bande des quatre


« Il n’y a de richesse que d’hommes » nous enseignait Jean Bodin . 100% en phase : notre équipe, c’est notre richesse. Nous avons un véritable atout dans la diversité de nos modes de penser et de créer. Casting dans l’ordre d’arrivée :

o   un stratège-organisateur (X 1994);
o   un financier-entrepreneur (EM Strasbourg 2001);
o   un historien-meneur d’hommes (Audencia 1998);
o   un geek-créatif (X 2000);

C’est plutôt beau sur le papier. Mais l’école ne fait pas l’homme, alors, on range nos beaux diplômes dans l’armoire et on attaque dans le dur, sans facétie. Finis les RTT, le comité d’entreprise, les tickets resto, la voiture de fonction, l’intéressement et la participation, fini. On va se frotter à la vraie vie, et c’est une bonne nouvelle.

Yes, we can !


Un slogan pour un défi grand comme l’Everest. Oui, nous pouvons le faire ! Nous y croyons. Et on a intérêt parce que personne ne va y croire à notre place.

Nous, c’est 4 entrepreneurs qui portons le projet ambitieux de créer une boîte dans le domaine du web, from scratch, et de faire pâlir tous les banquiers et investisseurs de France (ça, c’est juste pour le plaisir). On part donc de zéro : mises à part nos têtes (bien faites pour certaines, et je ne parle pas que du physique), une idée (trop bien) et quelques billets (vraiment pas beaucoup). Et de la volonté (bah oui, là où il y a un chemin, c’est qu’il y a eu une volonté à un moment…).  Je reviendrai sur l’équipe dans un prochain post très vite. Sur ce coup là, on a eu de la chance.

Voilà, j’ai compris que, pour réussir notre challenge, nous devons réunir quelques ingrédients indispensables, tout comme une bonne ratatouille. Ces ingrédients seront développés et discutés sur ce blog. En voici une liste :

o   avoir une bonne équipe (si on a un truc, c’est bien celui-là)
o   avoir une idée (c’est le cas ; bonne, ce serait encore mieux…)
o   développer la boîte avec des personnes ultra-motivées par autre chose que l’argent (on n’en a pas)
o   trouver un modèle économique performant (gagner du vrai argent, pas que des utilisateurs qu’on abreuve de pub)
o   être scalable (grandir vite et bien comme un bon poulet élevé au grain, pouvoir changer d’échelle sans coûts supplémentaires importants)
o   ouvrir un bureau dans la « Napa Valley » (35 Millions d’internautes en France versus 220 Millions au USA ; il faut suivre son marché)
o   réussir à acquérir des dizaines de milliers d’utilisateurs à moindre coût grâce au marketing viral des médias sociaux (facile à dire)
o   redonner de la valeur à un utilisateur de Smartphone (comparé à celui d’un ordinateur, attention, là, ça chauffe !)

Tout cela est dans le désordre. Évidement, le problème final c’est atteindre la taille critique. Toujours l’histoire de la poule et l’œuf (on en reparlera aussi, tout repose là-dessus).

Pour conclure, je reprends le commentaire de wiLLoØ posté le 30 décembre 2008 sur le blog d’Archiduchesse (je suis client depuis Noël !) Rien à voir avec le dossier mais pour moi le meilleur blog corporate à ce jour : Grand Prix du meilleur élève WEB 2.0, bravo !

Flip flap, check.
Moleskine, check.
Souris pourrave, check.
Facture Darty de la nouvelle friteuse, check.
Bureau bien rangé pour la photo, check.

C’est un bon début, je trouve ! ;)

On n’a pas de bureau, on n’a pas de souris (enfin si, quand même !), on n’a pas de friteuse. Ça ne va pas être facile. Et pourtant on y va.